(c) Jean Van Hamme et Christophe Simon - Editions Le Lombard

Societe bar Réservation

Kivu

25 septembre 2018 • 19:00

Conférence & dédicaces Jean Van Hamme et Christophe Simon
Conférence en présence du Docteur Guy-Bernard Cadière, organisée par la Libraire Flagey et les Editions le Lombard

19:00 Conférence
20-22h Dédicaces

Après trois ans passés au département marketing de la Metalurco, François
Daans pensait être prêt pour la réalité du terrain, aussi dure soit-elle.
Il n’ignore pas que le coltan, minerai indispensable à la fabrication des
smartphones, est vendu par les multinationales au prix de l’exploitation sanglante
du Kivu. Mais, sur place, la réalité du terrain s’invite sous ses roues sous les traits de
Violette, 12 ans, rescapée d’un massacre. Humaniste, François entend la protéger. Mais
voici que les milices avec lesquelles il doit conclure un accord pour la Metalurco lui
réclament Violette. En effet, son frère et elles doivent servir d’exemple. Pour rappeler
à tous qu’on ne se dresse pas impunément face à la barbarie. Que les vies des victimes
ne leur appartiennent pas… Et, en refusant, François rejoint le camp de ces dernières.
À présent, leur seul espoir est de rallier la clinique du Dr Mukwege, seul havre d’espoir
au milieu de ce cauchemar ensanglanté qu’est le Kivu.

Jean Van Hamme, créateur des plus gros succès BD de ces dernières années (Thorgal, Le Grand Pouvoir du Chninkel, XIII, Largo Winch…) a souhaité par ce récit mettre son talent de scénariste de fiction au service du chirurgien Guy-Bernard Cadière et du Dr Denis Mukwege, surnommé L’Homme qui répare les femmes et fondateur de la clinique de Panzi.

Une fiction pour dénoncer les massacres perpétrés depuis des années au Kivu (à la frontière du Rwanda) afin de piller les sols de cette région agricole du Congo qui par malchance regorgent de minerais précieux et rares vendus dans le monde entier à prix d’or.

Jean Van Hamme n’a pas peur d’expliquer l’horreur, le viol comme arme de guerre, cette barbarie quotidienne, ce brasier qui consume la région depuis plus de vingt ans dans l’indifférence de la communauté internationale. À l’heure où la « BD reportage » ne s’est jamais aussi bien portée, Jean Van Hamme et Christophe Simon font le choix de la fiction classique mais, à la lecture, on se rend vite compte que cette forme classique ne le cède en rien à toutes les démarches journalistiques modernes. Parce que le réalisme graphique ne triche jamais, et que l’on ressent à chaque case le traumatisme qu’a été le voyage de préparation pour Christophe Simon.

Jean VAN HAMME SCÉNARIO
A priori, rien ne destinait Jean Van Hamme à devenir le scénariste le plus lu de la bande dessinée franco-belge actuelle. Rien si ce n’est une indéfectible envie de raconter des histoires ! À tel point qu’il abandonne une brillante carrière d’ingénieur commercial au sein de diverses multinationales.
Avant cela, en 1968, Jean Van Hamme avait toutefois réussi à ramener l’un des maîtres de la BD, Paul Cuvelier, à sa table à dessin en signant pour lui différents scénarios. Une expérience concluante, qui l’entraîne à multiplier les collaborations avec les plus grands dans les années qui suivent.
Au fil des ans, Van Hamme signe un nombre incroyable de séries, qui deviendront autant de succès retentissants.
Il est capable de passer du folklore nordique de Thorgal à l’espionnage moderne de XIII ou Largo Winch, ou de reprendre avec brio un monument tel que Blake et Mortimer. Très éclectique, il est aussi le scénariste du Grand
Pouvoir du Chninkel, Histoire sans héros, S.O.S. Bonheur, Western, Les maîtres de l’orge et, aujourd’hui, Kivu. S’il entend à présent se consacrer davantage au roman, au théâtre et à la télévision, Jean Van Hamme reste une pierre angulaire du 9e art. En attestent ses multiples prix et autres décorations officielles.
Il a ainsi été nommé Commandeur de l’ordre français des Arts et des Lettres et est, en outre, un des rares Belges vivants à être entré dans le Petit Larousse (en 2013). Cerise royale sur le gâteau, il a été fait chevalier par Sa Majesté
Philippe en 2015.

Christophe SIMON DESSIN
Très jeune, Christophe Simon développe un goût prononcé pour le dessin et les voyages. Ses deux passions trouvent
un terrain commun lorsqu’il visite pour la première fois l’Italie antique. Il se prend de passion pour le classicisme
académique de l’Antiquité et oriente son dessin dans cette direction. Il suit ensuite les cours de bande dessinée de
Léonardo à l’Académie des Beaux-Arts de Châtelet (Belgique), avant de rencontrer son mentor, Jacques Martin. Le
“père” d’Alix voit en Simon un héritier naturel et il lui propose de rejoindre son studio. Il lui confie alors le dessin
d’Orion, de Lefranc, puis le fait travailler sur deux tomes de L’Odyssée d’Alix.
En 2005, c’est la consécration, puisque le maître l’invite à reprendre Alix pour 4 albums, série au confluent de ses
aspirations de jeunesse. Tâche dont le jeune dessinateur s’acquitte avec brio, avant de voler de ses propres ailes,
mais sans jamais se départir de cette rigueur académique héritée des anciens. Pour preuve Sparte, grand mythe de la Grèce antique qu’il a ressuscité avec l’écrivain-scénariste Patrick Weber.
C’est une autre brillante démonstration de ses talents qu’il offre avec la mise en images d’un épisode de Corentin imaginé par Jean Van Hamme, rendant ainsi un émouvant hommage à Paul Cuvelier, le prodigieux créateur de l’un des héros historiques du Lombard.
Ravi des qualités tant professionnelles que personnelles de cette collaboration, Jean Van Hamme lui propose alors de mettre en images Kivu, un projet dont le propos dénonciateur d’atteintes criminelles aux droits de l’homme
l’interpelle aussitôt.