(c) Tom Lacoste

MA

Le Phare Cie
Mât Chinois, manipulation d’objet, danse
Résidence décembre 2017

Ces jeux en valent t-ils la chandelle ?
Peu importe l’enjeu et le pourquoi, nos deux protagonistes sont là pour jouer, se chercher, se perdre, se retrouver et partager.
Ces jeux sont le reflet de leur vie, les chemins empruntés par chacun pour en arriver là. Leurs corps et les objets modifient la relation à l’autre et à leur espace devenu commun. De là peut surgir le hasard et le murmure dansé d’une histoire sensorielle.
Les émotions deviennent moteur de leurs choix, l’histoire s’écrit au présent, et se transforme sous la volonté des corps. Telle une pâte à modeler que l’on ne cesse de changer, déchirer, arrondir, l’histoire prend des tournures inattendues.
Une recherche d’équilibre constante entre légèreté et détournement, contrôle et fragilité, domination et lâcher-prise.

MA est une exploration circassienne chorégraphique sur l’essence du rapport au temps, à la présence, à la disponibilité et à l’instantanéité du rapport à l’autre dans sa forme radicale : le duo.
Le duo est sans échappatoire possible, il n’y a pas de possibilité de repli. De l’autre dépend entièrement notre condition d’être sur le plateau et définit complètement nos actions et nos réactions.
Basé avant tout sur une recherche du mouvement, nous explorons la fusion des langages. Du langage dansé, au langage jonglé en passant par un vocabulaire martial, hérité de nos formations respectives en escrime et judo/aikido
Pour sonder cette essence du rapport à l’autre, nous choisissons d’explorer la notion d’immédiateté, de la vacuité. Rester disponible pour l’autre, à l’autre, pour laisser advenir cet espace commun d’où surgit le territoire de la relation, et où peut se construire un langage réciproque, à travers ces règles implicites fixées, ces règles du jeu qui régissent toutes les relations humaines, souvent, voire toujours de manière tacite.

Christian Serein-Grosjean et Nilda Martinez