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Palestine, un carnet de notes revisité

4 › 28 mars 2026

Photos de Véronique Vercheval
Vernissage-concert le 12 mars avec Ahmed Hawwash Duo
Entrée libre les jours / soirs de représentations

"C’est la rage et le sentiment d’impuissance qui m’ont décidée à partir pour la première fois en Palestine occupée en avril 2002.
Maisons détruites, rues défoncées, murs éventrés, impacts de balles, …

Au-delà des ruines, il y a toujours des hommes, des femmes, des enfants.

Ils m’ont emmenée dans les villes et dans les camps. J’ai traversé un pays lacéré par les implantations israéliennes. Ils m’ont fait découvrir les universités palestinien­nes, les théâtres, les cafés, les marchés … et les check-points.

J’ai rencontré une population ouverte et généreuse. L’occupation, le mur, les vexations, les destructions, les entraves à la circulation sont le décor de leurs vies.

J’y suis retournée plusieurs fois. Mon appareil photographique m’a ouvert les portes des maisons. Nous avons parlé, tentant de nous comprendre malgré la barrière des langues. J’ai regardé, j’ai écouté. J’ai voulu réunir ici ces moments de rencontres. J’avais envie de montrer une autre image de la Palestine et des palestiniens.

J’ai rencontré en Palestine un peuple fier et digne. Privé de liberté depuis plus de 50 ans, humilié quotidiennement par un occupant arrogant et brutal, il lutte pour garder l’espoir.

J’espère avoir pu, à travers mes images, en porter témoignage."

Véronique Vercheval

Photographe documentaire, militante et féministe, Véronique Vercheval (1958, vit et travaille à La Louvière) s’est emparée très tôt de sujets majeurs, comme la condition des femmes, les mouvements sociaux belges dans les années 1980 ou encore le Rwanda dix ans après le génocide. C’est presque naturellement que la Palestine et le peuple palestinien ont rencontré son parcours et son objectif.
Aujourd’hui, Véronique Vercheval revisite son carnet de notes palestinien : des images prises entre 2002 et 2022 dans les territoires occupés de Cisjordanie et à Gaza qui, vu l’actualité, acquièrent aujourd’hui une valeur singulière et une importance historique. De témoignages, ces photographies sont aujourd’hui devenues des objets de mémoire : elles montrent le quotidien d’une population dont le gouvernement israélien actuel cherche à se débarrasser.