Théâtre labo

Un jour j’irai

ET CE SERA BIEN

Charlotte Brihier
3 > 15 octobre

« Chacun d’entre nous devrait être encouragé à assumer sa propre diversité, à concevoir son identité comme étant la somme de ses diverses appartenances, au lieu de la confondre avec une seule, érigée en appartenance suprême, et en instrument d’exclusion, parfois en instrument de guerre »
Amin Maalouf

« Un jour, j’irai (Et ce sera bien) », c’est le récit inspiré d’une histoire vraie qui prend racine dans le parcours d’une mère immigrée dans les années soixante et qui s’actualise dans celui d’une jeune femme de notre époque qui essaye de comprendre qui elle est au travers de ses souvenirs et de ceux de sa mère.
La mère, Hayat, est née à Bab El Oued, un quartier d’Alger, en 1963 et quitte très rapidement cette région à l’âge de six mois. Placée dans différentes familles d’accueil dès son arrivée en France pour des raisons inconnues, Hayat ne connaît que la culture française.

Malgré son parcours de parfaite Française aux traits de l’Algérie, dont elle ne connait rien, elle est renvoyée, dans la France des années septante-sept, à son étrangeté. Elle en construit une blessure vive, tissée d’un passé dont elle ne connaît pas grand-chose et d’un parcours d’enfant placé qui la mure dans un silence.

« Un jour, j’irai (Et ce sera bien) » est le moyen de se poser une série de questions, de faire sentir ou réfléchir, sur la place du passé dans notre présent. De la relation que chacun bâtit avec son héritage familial. Quel rapport entretenons-nous avec notre propre histoire ? Construisons-nous contre, avec, au travers de celle-ci et dans quelles proportions ? Jusqu’à quel point sommes-nous maîtres de cela ? Dans quelles mesures nos souvenirs sont-ils incontournables et nous définissent-ils ? Sommes-nous le produit de notre passé et quelle actualité a-t-il ? Comment traverser son histoire familiale pour mieux la dépasser ? "