Concerts bar

Master Clash

7 janvier 2027 • 20:00 • 120'

MANUEL HERMIA / LE JAZZ ET L’INDE
Live avec le batteur et percussionniste Egon Wolfson
Avec Jacques Onan de la Maison du Jazz à Liège

Présenter Manuel Hermia en tant que saxophoniste, improvisateur, compositeur et arrangeur n’énonce pas l’essentiel. Si jazz-trotter n’est pas une profession en soi, Manu Hermia en a fait une profession de foi. Lorsque ce Liégeois d’origine a commencé à voyager fin des années 80, il ne s’est plus arrêté. Du Brésil et Cuba à l’Asie en passant par l’Afrique et le Moyen-Orient, ces voyages se sont multipliés pour l’amener à vivre la musique comme un langage universel, traversé par l’échange multiculturel et la diversité de styles. Avec d’innombrables rencontres qu’illustrent ici les noms de quelques-uns de ses partenaires : Majid Bekkas (Maroc), Mamady Keita (Guinée), Kheireddine Mkachiche (Algérie), Cumali Bulduk (Turquie), Purbayan Chatterjee (Inde), Hussein Rassim (Irak), Guo Gan (Chine)...

Il n’a pas délaissé l’essence du jazz pour la cause, qu’il pratique dans un genre contemporain ou libertaire et parfois classique. Ses projets les plus récents comportent un trio en compagnie des Français Sylvain Darrifourcq et Valentin Ceccaldi, un autre avec Julien Tassin et Chris Joris, le Freetet et l’Orchestra Nazionale della Luna.

Depuis 2005, l’Inde a pris une importance décisive dans son parcours avec l’apprentissage du bansuri, flûte de l’Inde du Nord, et la parution de deux disques successifs, « Le Murmure de l’Orient » et « Rajazz ». Rajazz ? C’est ainsi qu’il a baptisé une théorie musicale qu’il a développée au fil du temps jusqu’à la publication d’un ouvrage en 2025. Cette théorie fait le pont entre le jazz et les ragas, c’est-à-dire entre une pensée tonale et une pensée modale de la musique.

Musique de métissage par excellence, le jazz s’est ouvert à l’Inde début des années 1960 avec le pionnier Don Ellis et John Coltrane dont les compositions « Spiritual », « India » et « Om » sont passées à la postérité. Bien d’autres jazzmen ont poursuivi, des pointures telles Don Cherry et John McLaughlin avec son groupe Shakti ou tout près de nous Aka Moon et sa plongée dans la musique carnatique. Manuel Hermia éclairera la relation qui s’est établie entre le jazz et la culture musicale indienne, et en particulier comment lui-même est passé des ragas au rajazz.

En live
Manu Hermia se produira en duo avec le batteur et percussionniste Egon Wolfson.

MASTER CLASH

Le constat
« Miles Davis ? J’ai écouté un disque, j’ai pas vraiment aimé... ». On peut passer à côté d’un artiste, même iconique, aussi simplement que cela. Ou se retrouver perdu face à une discographie souvent abondante et à la profusion des sources aujourd’hui disponibles via internet. En dépit des apparences, aborder l’œuvre d’un « grand nom » ne tient pas de l’évidence.

Le concept
Master Clash invite un.e musicien.ne de jazz à partager sa passion pour une personnalité musicale de renom. Comment ? En situant sa singularité, ses particularités et son influence sur le son, l’instrument, le jeu, le style, un courant, une époque... L’ambition est de permettre une découverte ou d’accroître le plaisir de l’écoute pour un public intéressé par la musique sans qu’il soit spécialiste.

Le pitch
La soirée propose l’équivalent de deux sets.

En première partie sont projetées des archives audiovisuelles où se retrouve la personnalité musicale, elles sont commentées par l’invité.e lors d’un échange avec Jacques Onan (Maison du Jazz).
En deuxième partie, place à une prestation live de l’invité.e en lien avec la personnalité musicale.